Plaisir coupable

« Ecouter de la musique commerciale à la radio, c’est vraiment un truc de beauf ». Enfin ça, c’est ce que je dis pour passer pour un connaisseur, ça fait très snob en vrai.

Faut avouer que la soupe qui passe à longueur de journée sur NRJ, Fun Radio et j’en passe, bah ça vend pas du rêve en terme de composition musicale. La variété française avec une nana (inconnue 1 an auparavant) qui chante « allez viens on s’aime et on s’en fout » avec un vieux refrain qui te reste dans la tête malgré tout, c’est soulant !

Pourtant, je tombe parfois sur des enregistrements d’artistes que je cataloguais initialement dans cette « pop mainstream » et qui me foutent une claque. C’est encore plus difficile à reconnaître quand ça vient d’un.e artiste que je considérais comme inintéressante et dépourvue de tout talent artistique.

La chanteuse Dua Lipa fait partie de cette catégorie d’artistes pop qui cartonnent partout dans le monde, avec toujours la même recette d’un style vestimentaire tapageur (genre fluo, avec des cheveux colorés et tout), des chorégraphies sexy et des mélodies simplistes qui font mouche pour danser dans un mariage ou au Stairway à Lille à 5h du mat’ (toi même tu sais)

Quand je suis tombé sur la session de son Tiny Desk Concert (encore une fois, cette émission est une référence pour moi), reconfigurée en « home session » dans le contexte actuel de pandémie, je suis tombé sous le charme de cet ensemble de 4 choristes, d’un bassiste et d’un guitariste. C’est simple, efficace, groovy et la voix de Dua Lipa est étonnamment puissante et juste dans ce registre.

Alors oui je le reconnais, cette session live et surtout son titre « Pretty please » sont clairement mes « guilty pleasures » ou « plaisirs coupables » du moment.

Publié par Intensive_music

Médecin et passionné de musique

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