Dopamine

La semaine dernière, j’ai assisté à une autopsie d’un patient de 40ans qui est décédé d’une pathologie cérébrale foudroyante et dont je n’ai pas eu le temps de comprendre sa nature exacte. Quand le légiste a extrait le cerveau pour en faire des prélèvements, j’ai médité sur cet organe qui est une machine fantastique et tellement complexe. Il est l’aboutissement de millénaires d’évolution de la vie pour arriver à des mammifères capables de communiquer, d’agir avec des plans précis et calculés…et capables de rédiger un article de blog sur ce sujet 😉

La principale fonction du cerveau est de garder l’organisme qui l’héberge en vie et en état de se reproduire. Il n’est donc pas surprenant de constater que les systèmes de notre cerveau qui influencent le plus nos comportements sont ceux qui nous permettent de satisfaire nos besoins vitaux (manger, boire, se reproduire, se protéger).

D’abord, en réponse à un stimulus, notre cerveau nous incite à l’action pour satisfaire un besoin. C’est par exemple la faim qui nous pousse à nous faire à manger quand le taux de glucose diminue dans notre sang. Cette année 2020 nous a confronté à l’isolement et nous a fait ressentir le manque de rencontres, ce besoin de socialisation plus spécifiquement humain.

Le puissant cycle « désir – action – satisfaction » est modulé par la dopamine, ce neuro-transmetteur responsable du sentiment de « récompense » qui vient mettre un terme à l’action… jusqu’à ce qu’un nouveau signal ne viennent redéclencher un désir. Les comportements utiles à notre survie sont donc sous contrôle de ce cycle infini qui permet à l’organisme de maintenir son intégrité.

Il paraît que le fait d’écouter de la musique stimule la production de dopamine par le cerveau, vous êtes d’accord avec moi qu’on ressent de la satisfaction non ? Et bien voici un morceau du collectif londonien « Franc Moody » qui est la contraction des 2 leaders : Ned Franc et Jon Moody. On peut dire qu’ils maîtrisent parfaitement les clés du groove et du funk pour nous faire ressentir les joies de la dopamine ! Le morceau s’ouvre sur une ligne de basse jouée en slap, accompagnée au clavier par Jon. L’enchaînement se fait progressivement vers la voix de Ned ponctuée de quelques accords joués sur son Epiphone SG.

Le relargage de dopamine atteint son sommet à 3min05sec avec un festival de sourires et de prise de plaisir par les membres du groupe, ça se voit immédiatement et c’est contagieux, les concerts comme ça me manquent ! Vivement la fin de cette pandémie de merde… pour retrouver un taux de dopamine correct 😉

Publié par Intensive_music

Médecin et passionné de musique

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